Arts | Le 16 février 2026, par Luc Grampivf. Format : article (3 feuillets).
littérature & sciences humaines
Arts | Le 16 février 2026, par Luc Grampivf. Format : article (3 feuillets).
Commémorations de l’histoire de l’art
Un peintre japonais de paravents dorés, un paysagiste romantique de l’école danoise, un peintre de natures mortes hollandais et un impressionniste méconnu : à l’occasion de leurs anniversaires, découvrez quatre peintres et artistes des siècles passés.

Le peintre japonais Kanō Eitoku (1543–1590), de l’école Kanō, est né un 16 février, à Kyoto, il y a aujourd’hui 483 ans.
Kanō Eitoku fut l’une des figures les plus éminentes de l’école Kanō, dynastie de peintres qui domina l’art japonais pendant plusieurs siècles. Petit-fils du fondateur de l’école, Kanō Masanobu, Eitoku développa un style monumental et audacieux qui marqua profondément l’esthétique de l’époque Momoyama. Il travailla notamment pour les grands seigneurs de guerre et décora de vastes paravents et fusuma (écran opaque coulissant muni d’une poignée, élément de l’habitat traditionnel japonais) avec des compositions spectaculaires mêlant feuilles d’or et représentations puissantes de la nature. Ses œuvres, caractérisées par leur dynamisme et leur échelle imposante, ornèrent les châteaux et palais des plus puissants daimyos, contribuant à établir l’école Kanō comme l’autorité artistique incontestée du Japon féodal. Il mourut en 1590, laissant un héritage considérable qui influença des générations d’artistes japonais.
Le 16 février 1631, voici 395 ans, naissait à La Haye le peintre de nationalité nord-néerlandaise Anthonie Leemans (1631–1671).
Peintre de l’âge d’or hollandais, Anthonie Leemans s’est spécialisé dans la nature morte. Ses compositions présentent généralement des arrangements soignés d’objets précieux, d’instruments de musique et de textiles luxueux, traités avec la minutie caractéristique de l’école hollandaise. Leemans excellait dans le rendu des surfaces et des textures, capturant avec habileté les reflets sur le métal et le verre ainsi que les plis des étoffes. Son œuvre, bien que moins connue que celle de certains de ses contemporains, témoigne de la maîtrise technique et du raffinement esthétique qui caractérisaient la production artistique néerlandaise du xviie siècle. Il décéda en 1671, après une carrière relativement brève.
Le 16 février 1826, le peintre danois Anton Eduard Kieldrup (1826–1869) voyait le jour à Haderslev, dans le duché de Schleswig, voici tout juste deux siècles.
Anton Eduard Kieldrup se forma à l’Académie royale des beaux-arts de Copenhague, où il développa son talent pour le paysage et la peinture de genre. Kieldrup voyagea en Europe, séjournant notamment en Italie, expérience qui enrichit considérablement sa palette et sa vision artistique. Ses œuvres, imprégnées du romantisme nordique, captent souvent l’atmosphère particulière des paysages danois et scandinaves, avec une attention portée aux effets de lumière et aux ambiances mélancoliques. Bien qu’il n’ait pas atteint la renommée de certains de ses compatriotes, son travail reflète la sensibilité romantique de son époque et contribua au développement de l’école danoise de peinture de paysage. Il mourut prématurément en 1869, à l’âge de quarante-trois ans.
En 1841, il y a de cela 185 années, Paris accueillait la naissance du graveur, lithographe, peintre et dessinateur français Armand Guillaumin (1841–1927), un 16 février.
Armand Guillaumin devint l’un des représentants du mouvement impressionniste, bien que souvent considéré comme un artiste de second plan par rapport aux figures majeures du groupe. Contraint de gagner sa vie comme employé municipal pendant de nombreuses années, il peignait en amateur jusqu’à ce qu’un gain à la loterie en 1891 lui permette enfin de se consacrer entièrement à son art. Guillaumin participa aux expositions impressionnistes (dont le Salon des refusés) aux côtés de Pissarro, Cézanne et Renoir, et développa un style caractérisé par des couleurs vives et audacieuses, annonçant parfois le fauvisme. Il excella particulièrement dans les paysages, capturant les bords de la Seine, la campagne de la Creuse et les environs de Paris avec une palette éclatante. Également graveur et lithographe accompli, Guillaumin poursuivit sa carrière artistique jusqu’à un âge avancé, mourant en 1927 après avoir connu la reconnaissance tardive mais réelle de son œuvre colorée et lumineuse.
Luc Grampivf
Entités nommées fréquentes : Kan, Eitoku, Guillaumin.

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