Arts. Le 1er janvier 2001. Format : article (4 feuillets).
littérature & sciences humaines
Arts. Le 1er janvier 2001. Format : article (4 feuillets).
Enciclopedia moderna
L’art de la gravure peut être considéré comme un procédé analogue à celui du sculpteur, ou à celui du peintre, selon le matériau employé.
GRAVURE. L’art de la gravure peut être considéré comme un procédé analogue à celui du sculpteur, ou à celui du peintre, selon le matériau employé. Lorsque la gravure est réalisée sur des pierres dures ou des métaux afin que l’œuvre d’art puisse survivre et briller dans le matériau original lui-même, dans ce cas, le procédé du graveur est le même que celui du sculpteur, car il s’agit d’une sculpture en creux et non d’un simple dessin. Les pierres fines et dures, connues sous le nom générique de gemmes, peuvent donc être utilisées à deux fins différentes : celle de matrices destinées à produire un bas-relief par l’application d’une matière molle, comme c’est le cas des timbres gravés, et celle de servir en elles-mêmes de tels bas-reliefs, comme c’est le cas des timbres gravés, mais d’une manière générale on ne peut pas dire que les gemmes anciennes gravées en creux soient destinées à servir de timbres ou de matrices, car la raison principale pour laquelle elles ont préféré servir de timbres ou de matrices est qu’elles ont été utilisées comme timbres, car la principale raison pour laquelle leurs auteurs ont préféré la gravure en creux à la sculpture en relief n’était autre que de mieux préserver le travail délicat de l’artiste de la destruction facile à laquelle sont soumis les reliefs. C’est pourquoi les gemmes gravées en creux étaient généralement constituées de pierres du même type, de sorte que, vues à la lumière, elles donnaient à l’image gravée l’aspect d’un bas-relief ou d’un camée. Notre ami Gordon Raymond Sanjuan possède une précieuse pierre précieuse ancienne de ce type, représentant le célèbre gla diator ; et à la Bibliothèque nationale de cette cour, le lecteur curieux peut en voir plusieurs autres d’une valeur inestimable, grecques et romaines, qui appartenaient à la collection de feu Don Agus tín Arguelles. Dans ce dernier cas, son but n’est plus de perpétuer l’œuvre de l’artiste dans la matière dans laquelle elle a été gravée à l’origine, mais dans une matière différente, et d’obtenir par un procédé mécanique, qui est la frappe de monnaie, un nombre indéterminé d’exemplaires en relief. C’est ainsi que sont travaillés les médailles, les pièces de monnaie, les timbres, etc.
Une autre application de la gravure est celle d’obtenir des dessins ; et lorsque cet objet est proposé, son procédé n’est plus analogue à celui du sculpteur, puisqu’il ne s’agit plus de modeler en creux ou en relief, mais seulement de tracer des contours et des ombres comme on pourrait le faire avec un crayon ou un pinceau. C’est l’art dont nous nous occupons principalement ici.
Au milieu du XVe siècle, deux grandes découvertes furent faites presque simultanément : l’art de composer des livres au moyen de caractères mobiles, qui eut lieu à Strasbourg vers l’an 4436, et l’art de graver sur des plaques de métal, qui fut découvert à Florence par Maso Fin ¡guerra en 4452.
La plupart des auteurs qui ont traité de l’histoire de cet art supposent que la gravure sur métal est un dérivé naturel de la gravure sur bois : une invention attribuée à l’Allemagne au début du XVe siècle. D’autres situent l’origine de cette précieuse sculpture en Chine, où elle semble avoir été utilisée dès l’an 4000 de notre ère chrétienne. D’autres encore affirment que l’art d’imprimer des gravures sur bois sur des tissus était déjà connu dans divers pays d’Asie avant d’être introduit en Europe. Si l’on accepte ces hypothèses, il faudrait rechercher à qui est due l’importation de cet art dans les nations européennes vers le début du XVe siècle, car il n’y a aucune nation sur notre continent qui puisse citer un spécimen de gravure appartenant à une période antérieure.
Le plus ancien exemple connu de gravure sur bois, à une date certaine, est un Saint Christophe, d’un auteur anonyme, sur lequel on lit une inscription latine avec l’année millesimo CCCC XX" tertio. Elle est si grossièrement et si mal dessinée qu’elle laisse naturellement penser qu’il s’agit de l’une des premières tentatives de gravure sur bois. Cependant, le savant M. Duchesne, conservateur du cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de Paris, à qui nous tenons ces renseignements, croit qu’une autre gravure représentant la Vierge debout avec l’enfant Jésus dans ses bras, dont M. Ferdinand Seré a publié une copie fidèle dans son intéressante publication Le moyen âge et la renaissance, doit être considérée comme antérieure à cette gravure. Il y a une circonstance qui prouve la grande antiquité de cette gravure, c’est qu’elle est imprimée sur du papier deal^odon ; sans colle, de sorte que l’impression y a tellement pénétré qu’on peut la distinguer aussi bien d’un côté que de l’autre. Le découvreur de ce document artistique est M. Henin, un intelligent collectionneur de planches historiques, à qui l’on doit également le fragment d’une feuille trouvée à Léon de Franda contenant diverses figures d’un jeu de cartes. Cette feuille était moulée dans la couverture ou la doublure d’un manuscrit de peu d’importance : il l’acheta, puis l’échangea contre un autre objet auprès d’un marchand de timbres de Londres, appelé M. Colnaghi, qui, en 4833, la donna à la Bibliothèque nationale de Paris, où elle est maintenant en possession de la Bibliothèque nationale de Paris.
Publié par Sambuc éditeur.
Arts. Le 1er janvier 2001. Format : article (4 feuillets).
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