Arts. Le 1er mai 2026. Format : brève (1 feuillet).
Arts
Paul Signac
Peintre et théoricien néo-impressionniste du XIXe siècle
Peintre, aquarelliste et lithographe, Paul Signac est avec Pissaro et Seurat à l’origine du courant néo-impressionniste, qui introduit le pointillisme et le divisionnisme, en appliquant à la peinture les principes scientifiques de la physiologie des couleurs, découverts par le chimiste Chevreul quelques décennies plus tôt.
Né le 11 novembre 1863 à Paris, Paul Signac est le fils de marchands selliers. En 1880, peu de temps après la mort de son père, il se détourne des études d’architecture vers lesquelles le poussait sa mère pour se dedier à la peinture.
Après une première formation artistique à l’Académie libre du marchand d’art Siegfried Bing (principal introducteur en France des estampes japonaises, à la fin des années 1880), puis dans l’atelier d’Émile Bin à Montmartre, cet autodidacte s’orienta vers l’impressionnisme sous l’influence des peintures de Paul Cézanne, Claude Monet, Vincent van Gogh et Paul Gauguin.
En 1884, il expose chez les Indépendants et se lie d’amitié avec Georges Seurat, sous l’influence duquel il se convertit au néo-impressionnisme, ou pointillisme ; avec Seurat et Camille Pissarro, ils forment un groupe qui se revendique d’un impressionnisme scientifique.
Signac participera à la huitième exposition des impressionnistes, en 1886 à Paris ; c’est à cette même époque que naquirent ses premières toiles divisionnistes. Il participera également au « Salon des XX » à Bruxelles, présidé par Octave Maus, qui rassemble tous les novateurs de leur temps.
Il décède le 15 août 1935 dans la capitale.
Peintre et théoricien
Partant des principes et intuitions de l’impressionnisme, Paul Signac et les néo-impressionnistes développent une théorie de la décomposition systématique des couleurs, que Signac appliquera non seulement dans ses propres peintures, mais exposera également dans des essais.
Le peintre travaille ainsi en 1889 avec le grand mathématicien et physicien Charles Henry, spécialiste de la décomposition de la lumière ; il rencontre également en 1884 le chimiste Michel-Eugène Chevreul, auteur de la Loi du contraste simultané des couleurs et de l’assortiment des objets colorés. Dès 1896, il commence la rédaction d’un manifeste, D’Eugène Delacroix au Néo-Impressionnisme, qui, publié en 1899, rencontrera un grand succès public.
- Publié par Sambuc éditeur.