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Littérature. Le 19 février 2025. Format : article (3 feuillets).


Littérature

Colette

Écrivaine française

Écrivaine française, née à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) le 28 janvier 1873 et morte à Paris le 3 août 1954.

La puissance de son style naturel était une forme de « contre-XXe siècle », une altérité absolue par rapport aux inquiétudes du siècle : elle a en effet été capable de réinventer une « comédie humaine » à travers la mise en scène d'un autobiographisme radical, joué entre mensonge, invention et découverte de vérités déchirantes. Son caractère sans scrupules n'était pas un simple vitalisme ou féminisme avant la lettre, mais plutôt une intuition à la Balzac, la pudeur féroce pour une réalité qui ne devient poésie que dans le roman. Elle a commencé son activité d'écrivaine en publiant sous le nom de Willy (elle ne signera Colette qu'à partir de 1916) et en écrivant en collaboration avec son premier mari, Henri Gauthier-Villars. Elle connut le succès avec la série des Claudine (1900-1903), suivie des Dialogues de bêtes (1904), La vagabonde (1910), Le blé en herbe (1923), La chatte (1933). Après s'être consacrée au théâtre, en tant qu'auteure et critique, ainsi qu'en tant qu'actrice (elle a fait ses débuts en 1906 dans une pantomime de F. De Croisset et Nouguès), elle a entamé une relation non fortuite avec le cinéma. De 1916 à 1919, elle tient la rubrique de critique cinématographique dans le magazine « Film », sachant « reconnaître, dans un art qui se limitait trop souvent à reprendre ce qui se passait sur le plateau, l'originalité et la grandeur d'Ince, Griffith et Abel Gance » (Pichois, 1984, p. XVI). En 1916, il réalise le film Minne, tiré de son roman L'ingénue libertine et réalisé par Jacques de Baroncelli, avec Musidora, star du cinéma muet français, dans le rôle principal. C'est cette actrice qui imposa le scénario, tiré du roman éponyme de C. et auquel elle collabora elle-même, de La vagabonde (1917) réalisé par Eugenio Perego (dont une nouvelle version, avec des dialogues rédigés par C., fut réalisée en 1931 : La vagabonde, réalisé par Solange Bussi) et de commander ensuite à C. un sujet original, La flamme cachée (1918), réalisé par Musidora elle-même et Roger Lion. Histoire mélodramatique dans laquelle une jeune fille épouse un riche camarade de classe au lieu du garçon pauvre qu'elle aime : elle commence alors à ruiner son mari, dans l'espoir de le pousser au suicide, mais elle meurt elle-même dans une explosion. C. a ensuite rédigé les dialogues de l'édition française, Jeunes filles en uniformes, du film Mädchen in Uniform (1931 ; Filles en uniforme) de Leontine Sagan ; en 1934, elle a travaillé sur les dialogues de Lac aux dames (Le lac des vierges) de Marc Allégret, et l'année suivante, elle a participé, en tant que consultante et dialoguiste, à l'adaptation de son L'envers du music-hall pour Divine (1935) de Max Ophuls. Elle a ensuite rédigé les dialogues des films, tous deux tirés de ses œuvres, Gigi (1949) de Jacqueline Audry et Chéri (1950) de Pierre Billon. En 1951, elle collabore avec Yannick Bellon à la réalisation du moyen métrage Colette, basé sur sa vie. De nombreux films sont tirés de ses romans, auxquels C. n'a pas directement travaillé : Claudine à l'école (1937) de Serge de Poligny ; deux films réalisés par Jacqueline Audry et adaptés par Pierre Laroche : Minne, l'ingénue libertine (1950) et Mitsou (1956) ; Julie de Carneilhan (1950) de Jacques Manuel ; L'envie (tiré de La chatte), épisode des Sept péchés capitaux (1953) de Roberto Rossellini ; Le blé en herbe (1954) de Claude Autant-Lara ; et enfin une nouvelle adaptation (qui s'inspirait de la comédie écrite par Anita Loos et inspirée du roman de C.) de Gigi pour le film éponyme de 1958 réalisé par Vincente Minnelli. Écrivaine française, née à Saint-Sauveur (Yonne) en 1873. Elle épousa Henry Gauthier-Villars (Willy) et collabora avec son mari aux célèbres romans de Claudine. En 1904, elle publia, sous le nom de Colette Willy, les Dialogues de bêtes, puis La Vagabonde en 1910. Divorcée, elle épousa en 1912 Henri de Jouvenel et publia sous la signature de Colette L'envers du Music-Hall, L'Entrave, La paix chez les bêtes, Chéri, etc. L'originalité de C. réside dans l'expression directe et précise de son instinct féminin. Son art est uniquement inspiré par ses sensations ; mais peu d'écrivains savent, comme elle, donner une représentation artistique de ces sensations, saisies dans toutes leurs nuances les plus insaisissables et confessées avec un style merveilleusement agile et rythmé, sensuel mais en même temps intelligent et insinuant.

Publié par Sambuc éditeur.


Littérature. Le 19 février 2025. Format : article (3 feuillets).

Cet article appartient à la catégorie Littérature.



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