Nature et biologie. Le 2026-10-14 14:00:00, par André Roussainville. Format : petite feuille (1 feuillet).
littérature & sciences humaines
Nature et biologie. Le 2026-10-14 14:00:00, par André Roussainville. Format : petite feuille (1 feuillet).
Protection des oiseaux de montagne et réglementation de la chasse
Plus gros oiseau terrestre sauvage d'Europe, le grand tétras n'est plus un gibier en France. Un décret du 6 octobre 2026 entérine ce retrait, un mois après son classement parmi les oiseaux protégés. Dans les Pyrénées, ses effectifs ont fondu de près de quatre cinquièmes depuis 1960.

La France a interdit mardi 6 octobre 2026 la chasse au grand tétras (Tetrao urogallus), le plus gros oiseau terrestre sauvage d'Europe, en le retirant de la liste des espèces chassables. Publié au Journal officiel, le décret, en vigueur dès le lendemain, étend encore le périmètre de l'arrêté du 3 septembre 2026, qui avait érigé l'oiseau au rang d'espèce strictement protégée.
La gestion adaptative, instaurée en 2018, désigne le mode de gestion de faune sauvage quant aux espèces chassables ; elle se voulait plus souple que la liste figée d'espèces gibier qui prévalait jusque-là.
Début septembre, le grand tétras, ou grand coq de bruyère, avait rejoint la liste des oiseaux protégés avec le lagopède alpin (Lagopus muta), ou perdrix des neiges : deux oiseaux de montagne au déclin préoccupant, premières espèces ajoutées depuis 2009. Leurs œufs, leurs nids et leurs aires de repos ne peuvent désormais être détruits ni dégradés. La ministre de la Transition écologique, Mme Monique Barbut, espère stabiliser les populations, voire observer un regain, un objectif dont elle ne cache pas les difficultés.
Président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), M. Allain Bougrain-Dubourg salue une « bonne » mesure, mais réclame l'extension de l'arrêt de la chasse pour l'ensemble des espèces fragiles : la France autorise celle de 64 espèces d'oiseaux, la plus large palette d'Europe, dont un tiers en statut de conservation inquiétant.
La LPO juge ainsi « spectaculaire » le déclin de l'espèce, dont les effectifs ont chuté de près de 80 % depuis 1960 dans les Pyrénées, où ne subsistent que des populations fragiles, ainsi que de rares noyaux résiduels dans le Jura et les Vosges. Le réchauffement climatique, qui réduit son habitat, le dérangement lié aux activités humaines en montagne et l'artificialisation des milieux pèsent sur l'espèce.
Sa chasse avait déjà été suspendue pour cinq ans en 2022, après une décision du Conseil d'État. Quant au plan de réintroduction engagé dans les Vosges en 2024, il ne sera pas poursuivi, avec une mortalité observée sur la quasi-totalité des individus relâchés.
Nature et biologie. Le 2026-10-14 14:00:00, par André Roussainville. Format : petite feuille (1 feuillet).
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Publié par Sambuc éditeur.