Nature et biologie. Le 11 avril 2026. Format : brève (1 feuillet).
Nature et biologie
Une nouvelle espèce de grenouille marsupiale identifiée dans l’Amazonie péruvienne
Découverte scientifique en biodiversité
Une équipe internationale vient d’identifier dans les montagnes amazoniennes du nord du Pérou une espèce inédite de grenouille marsupiale, un genre d’anoures de la famille des Hemiphractidés présent en Amérique centrale et du sud. Baptisée Gastrotheca mittaliiti, elle est classée par les scientifiques comme une espèce sérieusement menacée par les bouleversements environnementaux.
Des scientifiques ont annoncé le 1er avril 2026 la découverte d’une nouvelle espèce de grenouille marsupiale (genre Gastrotheca) dans la région Amazonas du Pérou, à proximité de la frontière équatorienne. Baptisée Gastrotheca mittaliiti, cette espèce présente une caractéristique anatomique remarquable : une poche dorsale dans laquelle se développent les œufs puis les jeunes grenouilles, évitant ainsi toute dépendance à un milieu aquatique durant l’embryogenèse. Cette stratégie reproductive, que l’on retrouve chez d’autres grenouilles du genre Gastrotheca, constitue une adaptation évolutive singulière parmi les amphibiens.
Un petit amphibien d’écosystème montagnard
L’espèce a été identifiée dans un écosystème montagnard de la région Amazonas ; les spécimens observés mesurent entre 2,7 et 3,3 centimètres de longueur. Leur livrée d’un vert éclatant se distingue par de petites protubérances cutanées réparties sur le dos. L’article scientifique décrivant cette découverte a été publication dans la revue néo-zélandaise Zootaxa, fruit d’une collaboration entre l’Institut de recherche pour le développement durable Ceja de Selva de l’Université nationale Toribio Rodriguez de Mendoza au Pérou, la Florida International University et l’Université de **Séville**.
Risques climatiques et d’incendies forestiers sur l’habitat
Malgré cette découverte encourageante, l’avenir de Gastrotheca mittaliiti suscite des inquiétudes : l’étude classe l’espèce comme « fortement menacée ». Le nombre de spécimens présents dans la nature demeure inconnu, et les chercheurs soulignent les risques pesant sur son habitat liés aux modifications climatiques et aux incendies forestiers. Manuel Oliva, directeur de l’Institut Ceja de Selva, a souligné que cette découverte témoignait de l’extraordinaire richesse batrachologique de la région et que de nombreuses espèces restaient encore à répertorier dans ces écosystèmes andino-amazoniens.
- Publié par Sambuc éditeur.