Sciences humaines. Le 8 décembre 2024. Format : petite feuille (2 feuillets).
« Langues de France et d'outre-mer »
Breton
Langue vivante minoritaire régionale
Le breton (brezhoneg) est une langue régionale de France qui forme un idiome de la famille des langues indo-européennes. Elle est parlée en France métropolitaine au sein de la région Bretagne.
Le breton (brezhoneg) est une langue régionale utilisée en Europe. En France, la langue compte approximativement 880 000 locuteurs, courants ou occasionnels. Elle est la langue historique des Bretons.
Typologie linguistique
Selon la généalogie linguistique des langues, la langue bretonne appartient au groupe des langues brittoniques, au sein de la famille des langues indo-européennes. Cette langue prend forme en Bretagne.
Le breton est une langue SVO (syntaxe sujet-verbe-objet). Du point de vue de la morphologie, la langue bretonne est flexionnelle, autrement dit à formes fléchies. Elle possède une typologie syntaxique à verbe second.
Littérature du breton
Le Manuscrit de Leyde, feuillet de quatre pages constitué du fragment d’un traité de médecine, et qui contient un lexique vieux breton mêlé au texte latin, est le premier témoin connu de breton écrit, mais la littérature de la période médiévale en vieux breton est mal connue. Une littérature principalement religieuse est conservée à partir du xvie siècle.
L’écriture du breton se fait dans l’alphabet latin.
Parmi les auteurs importants de la littérature bretonne, on trouve le philologue Théodore Hersart de La Villemarqué (1815-1895) – Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne, publié en 1839.
Droit et institutions
« À Rennes, un institut d’études celtiques organisera un enseignement des langues et littératures celtiques et de l’ethnographie folklorique (…). »
Loi du 11 janvier 1951 relative à l’enseignement des langues et dialectes locaux, art. 11 (abrogé).
Pour les régions de France, la Constitution de la Ve République dispose : « La langue de la République est le français. » (art. 2 modifié par la loi constitutionnelle du 25 juin 1992), ce qui prescrit l’emploi du français dans la sphère publique et l’enseignement. Néanmoins, ce recours à des idiomes régionaux tels que la langue bretonne dans la sphère publique n’est pas exclu, d’autant plus avec la reconnaissance de leur caractère comme patrimoine immatériel par la même Constitution en 2008 (art. 75-1).
Depuis 1951, un cadre normatif spécifique intégrait la langue bretonne au sein de la loi Deixonne. Depuis 1983, cette langue est également l’objet d’une épreuve au concours d’instituteur.
Par ailleurs, ce sont le Code de l’éducation (art. L. 121-1, L. 121-3, L. 123-6, L. 312-10 et L. 312-11), le Code de la consommation (L. 121-33) et le Code rural (L. 811-5, L. 813-2 et R. 811-129) qui disposent de l’enseignement de la langue bretonne comme langue minoritaire en France. Le breton est enseigné dans les académies de Nantes et de Rennes. Sa présence dans la presse, les émissions et dans la sphère publique est principalement normée par la loi Toubon (loi no 94-665 du 4 août 1994 sur l’emploi de la langue française).
Par ailleurs, en tant que langue menacée de disparaître, le breton est cité dans l’édition 2010 de l’Atlas des langues en danger dans le monde, publié par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
Au nombre des organisations qui promeuvent actuellement la langue bretonne, sa pratique et son enseignement, on compte l’Office public de la langue bretonne.
- Cet article appartient à la série Langues de France et d'outre-mer.
- Publié par Sambuc éditeur.