Sciences humaines. Le 15 décembre 2024. Format : petite feuille (2 feuillets).
« Langues de France et d'outre-mer »
Rimatara
Langue vivante minoritaire
Le rimatara (reo rimatara) est une langue minoritaire parlée en France qui appartient aux langues austronésiennes. Elle est parlée en Polynésie française.
Langues de France - Rimatara
Le rimatara (reo rimatara) est une langue vivante minoritaire usitée en Polynésie française. En France, la langue est utilisée par quelque quelques centaines de locuteurs. C’est la langue traditionnelle des Polynésiens de Rimatara.
Classification linguistique
La langue rimatara appartient au groupe des langues des îles Australes , au sein de la famille des langues austronésiennes. Historiquement, cette langue prend forme dans la région de la Polynésie française.
Littérature du rimatara
La langue rimatara est exclusivement de tradition orale. La littérature rimatara est formée de recueils d’ethnotextes.
Parmi les principaux auteurs de la littérature linguistique et anthropologique sur le rimatara, on peut citer l’archéologue et linguiste Pierre Vérin (1934-2010) – L’ancienne civilisation de Rurutu, publié en 1969. Les linguistes du CNRS Jean-Michel Charpentier (1943-2014) et Alexandre François (né en 1972) ont par ailleurs fait paraître un Atlas linguistique de Polynésie française (2015).
Droit et institutions
« Sur décision de l’assemblée de la Polynésie française, la langue tahitienne peut être remplacée dans certaines écoles ou établissements par l’une des autres langues polynésiennes. »
Loi organique no 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française, art. 57, al. 5.
La Constitution de 1958 dispose, en France, du français comme « langue de la République » (art. 2 modifié par la loi constitutionnelle du 25 juin 1992), ce qui prescrit l’utilisation de la langue française dans la sphère publique et comme langue d’enseignement. Néanmoins, cet usage de langues minoritaires comme la langue rimatara dans la sphère publique n’est pas prohibé, d’autant que leur importance comme patrimoine immatériel est reconnue par l’article 75-1 de la même Constitution depuis 2008.
Actuellement, l’enseignement du rimatara est légiféré grâce à la loi organique du 27 février 2004. Au reste, depuis 1996, un dispositif normatif spécifique permet au rimatara d’être enseigné dans le primaire et le secondaire et de faire l’objet d’une épreuve facultative au baccalauréat. Par ailleurs, ce sont le Code de l’éducation (art. L. 121-1, L. 121-3, L. 123-6, L. 312-10 et L. 312-11), le Code rural (L. 811-5, L. 813-2 et R. 811-129) et le Code de la consommation (L. 121-33) qui disposent de l’enseignement de la langue rimatara en tant que langue régionale de France.
Son usage dans la presse, les émissions et dans la sphère publique est encadré au sein de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, dite loi Toubon, ainsi que la loi no 2000-1207 du 13 décembre 2000.
Au nombre des institutions qui promeuvent actuellement le rimatara, son enseignement et sa pratique, se trouve la Direction de la culture et du patrimoine de la Circonscription des îles Australes (CAU).
Cet article appartient à la série Langues de France et d'outre-mer.
Publié par Sambuc éditeur.
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