Sciences humaines. Le 25 décembre 2024. Format : petite feuille (2 feuillets).
« Langues de France et d'outre-mer »
Paramaca
Langue vivante minoritaire
Le paramaca est une langue minoritaire des régions françaises, de la famille des créoles bushinenge de Guyane à base lexicale anglaise. Elle est parlée en Guyane.
Langues de France - Paramaca
Le paramaca est une langue régionale parlée en Guyane. Sur les territoires de France, la langue compte 2 800 locuteurs approximativement, courants ou occasionnels. Sur l’ensemble de la planète, la langue paramaca compte environ 5 600 locuteurs de nos jours. C’est la langue historique des Paramacas.
Linguistique
Le paramaca se rattache à la famille des créoles bushinenge de Guyane à base lexicale anglaise. Son implantation historique se situe dans la région de la Guyane.
Le paramaca est de structure syntaxique SVO, soit à ordre sujet-verbe-objet. Du point de vue morphologique, il s’agit d’une langue agglutinante, c’est-à-dire une langue dont la morphologie est caractérisée par l’assemblage de morphèmes, plus petit élément linguistique porteur d’un trait syntaxique. Elle possède une typologie rythmique de langue syllabique.
Littérature
La langue paramaca est une langue véhiculée par la parole. La littérature de langue paramaca est formée de recueils d’oeuvres traditionnelles réalisés par des linguistes.
Parmi les auteurs principaux de la littérature paramaca, on trouve les linguistes George et Mary L. Huttar – A humorous Paramaccan text, publié en 1988 ; la linguiste Laurence Goury – Le ndyuka. Une langue créole du Surinam et de Guyane française, paru en 2003 –, le prêtre Michel Bindault (1917-2009) – Lexique français-bushi-nenge et bushi-nenge-français, paru en 1993 – et les chercheures Laurence Goury et Bettina Migge – Grammaire du nengee. Introduction aux langues aluku, ndyuka et pamaka, paru en 2017.
Droit et institutions
En France, la Constitution de la Ve République dispose du français en tant que « langue de la République » (art. 2 modifié en juin 1992), ce qui prescrit l’usage du français dans la sphère publique et comme langue d’enseignement. L’emploi de langues minoritaires comme le paramaca n’est toutefois pas limité à l’espace privé, d’autant que l’article 75-1 de la même Constitution leur reconnaît depuis 2008 une importance comme patrimoine immatériel.
Le paramaca est l’objet d’un cadre normatif depuis 1984, qui lui permet d’être enseigné dans le primaire et le secondaire et de faire l’objet d’une épreuve facultative au baccalauréat. Comme langue minoritaire des territoires français, l’enseignement de la langue paramaca a pour dispositif législatif global le Code de l’éducation (art. L. 121-1, L. 121-3, L. 123-6, L. 312-10 et L. 312-11), le Code rural (L. 811-5, L. 813-2 et R. 811-129) et le Code de la consommation (L. 121-33).
Son emploi dans la sphère publique, la presse et les médias est édicté au sein de la loi no 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, dite loi Toubon ainsi que la loi no 2000-1207 du 13 décembre 2000.
Le service Langues et Patrimoine de la collectivité territoriale de Guyane est au nombre des organismes qui promeuvent actuellement le paramaca, son enseignement et sa pratique.
Cet article appartient à la série Langues de France et d'outre-mer.
Publié par Sambuc éditeur.
Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement et des cookies de mesure d’audience. Pour plus d’informations, cliquez ici.
En poursuivant votre navigation, vous consentez à l’utilisation de cookies.