Nature et biologie | Le 6 février 2026, par Sambuc éditeur. Format : grande feuille (6 feuillets).
littérature & sciences humaines
Nature et biologie | Le 6 février 2026, par Sambuc éditeur. Format : grande feuille (6 feuillets).
Arbuste de la famille des fabacées
Connue dans les régions d’Amérique latine sous différents noms vernaculaires tels que jurema-preta au Brésil ou tepescohuite au Mexique, Mimosa tenuiflora désigne une espèce végétale appartenant à la vaste famille des Fabacées. Décrite initialement par Willdenow sous le nom d’Acacia tenuiflora avant d’être transférée dans le genre Mimosa par Poiret en 1810, cette plante illustre la complexité taxonomique d’un genre comptant plus de sept-cents-soixante espèces répertoriées. Arbre de petite taille ou arbuste se développant principalement entre cent et mille mètres d’altitude, ce végétal occupe une aire de répartition naturelle couvrant plusieurs pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud ; sa position systématique au sein des Fabacées, famille rassemblant environ mille genres dont certains comptent plusieurs milliers d’espèces descendantes, témoigne de l’importance évolutive de ce groupe botanique.

L’espèce Mimosa tenuiflora, décrite sous l’autorité nomenclaturale de Poiret (d’après une première description de Willdenow), appartient au genre Mimosa, lui-même membre de la famille des Fabacées. Cette famille botanique, anciennement désignée sous le nom de Légumineuses, constitue l’un des groupes végétaux les plus diversifiés avec environ un millier genres recensés dans les bases de données taxonomiques contemporaines. Au sein de cette famille, le genre Mimosa occupe une position notable avec sept-cent-soixante-et-une espèces identifiées, ce qui le place parmi les genres les plus riches en espèces après Astragalus, Acacia, Indigofera et Crotalaria.
La classification phylogénétique place Mimosa tenuiflora dans le règne des végétaux (Plantae), au sein de l’embranchement des plantes vasculaires (Tracheophyta) et de la classe des Magnoliopsida, également appelées dicotylédones. L’espèce s’inscrit dans l’ordre des Fabales, qui regroupe essentiellement la famille des Fabacées. Cette position systématique reflète les caractéristiques évolutives partagées par l’ensemble de ces taxons, notamment la capacité de nombreuses Fabacées à établir des symbioses avec des bactéries fixatrices d’azote atmosphérique. Sur le plan de son histoire nomenclaturale, initialement décrite comme Acacia tenuiflora par Willdenow en 1806, l’espèce fut par la suite transférée dans le genre Mimosa par Poiret. Les bases de données taxonomiques actuelles mentionnent également l’existence du synonyme ambigu Mimosa tenuiflora Benth., taxon aujourd’hui rattaché à Mimosa zimapanensis Britton.
Les noms vernaculaires de l’espèce varient selon les régions linguistiques. En portugais, elle est communément appelée jurema ou jurema-preta, des appellations largement employées au Brésil ; en espagnol, on rencontre les termes cárbon-colorado et tepescohuite, ce dernier étant également attesté dans des sources non spécifiquement hispaniques. Le nom cabrera apparaît dans la nomenclature suédoise. Cette diversité de dénominations populaires témoigne de l’implantation de la plante dans différentes zones géographiques d’Amérique latine et de sa reconnaissance par les populations locales.
L’espèce se caractérise par un port d’arbuste ou de petit arbre, typique de nombreux représentants du genre Mimosa. Ce végétal se développe préférentiellement à des altitudes comprises entre cent et mille mètres au-dessus du niveau de la mer, décrivant une adaptation à des conditions climatiques tropicales ou subtropicales de moyenne montagne.
La répartition géographique de Mimosa tenuiflora s’étend sur une vaste zone du continent américain. L’aire de distribution naturelle de l’espèce couvre une région allant du sud du Mexique jusqu’au Venezuela, incluant également le nord-est du Brésil. Cette distribution indique une présence dans divers pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Une mention spécifique fait référence aux forêts du canyon de la rivière Lebrija comme habitat caractéristique.
Mimosa tenuiflora contient différents alcaloïdes dont de la diméthyltryptamine, ainsi que des tanins. La plante possède une utilisation médicinale dans les pharmacopées traditionnelles sous le nom de tepezcohuite, et ses racines et son écorce sont utilisées en usage externe pour soigner les plaies et les ulcères cutanées, ainsi que des douleurs dentaires. Bue en décoction, la plante possède des effets hallucinogènes.
Les données d’interactions écologiques documentées pour Mimosa tenuiflora mettent en évidence l’importance de cette espèce au sein des réseaux trophiques et des communautés fongiques des écosystèmes qu’elle occupe. Parmi les herbivores recensés, le tapir terrestre (Tapirus terrestris) consomme cette plante, témoignant du rôle de la jurema-preta dans l’alimentation de la mégafaune sud-américaine.
L’un des aspects les plus remarquables de l’écologie de cette Fabacée réside dans ses associations symbiotiques avec les champignons mycorhiziens à arbuscules. Les données disponibles révèlent que Mimosa tenuiflora héberge au moins soixante-seize espèces fongiques différentes, appartenant principalement aux genres Glomus, Rhizophagus, Acaulospora, Scutellospora, Gigaspora, Funneliformis, Dentiscutata et Entrophospora. Ces symbioses mycorhiziennes jouent un rôle fondamental dans la nutrition minérale de la plante ; les hyphes fongiques colonisant les racines facilitent l’absorption du phosphore et d’autres éléments nutritifs du sol, tandis que la plante fournit aux champignons des composés carbonés issus de la photosynthèse. Cette diversité mycologique associée témoigne de la capacité d’adaptation de la jurema-preta à différents types de sols et conditions édaphiques au sein de son aire de distribution.
Parmi les organismes associés à Mimosa tenuiflora figure également l’abeille domestique (Apis mellifera). Sur le plan pathologique, le champignon Pseudocercospora mimosigena a été identifié en association avec l’espèce ; ce microorganisme appartient à un genre comprenant de nombreuses espèces phytopathogènes susceptibles de provoquer des taches foliaires ou d’autres symptômes sur leurs plantes hôtes. D’autres interactions fongiques documentées incluent également l’espèce Lopesia pernambucensis.
Le statut de conservation de Mimosa tenuiflora selon les critères de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) n’est pas documenté dans les bases de données consultées. L’absence d’évaluation UICN peut indiquer soit que l’espèce n’a pas encore fait l’objet d’une évaluation formelle, soit que les données disponibles sont insuffisantes pour établir un classement.
Sambuc éditeur
Taxon de l’espèce : Mimosa tenuiflora (Willd.) Poir.
Famille taxonomique : Fabaceae (Fabacées, anciennement Légumineuses)
Classe : Magnoliopsida (dicotylédones)
Ordre : Fabales
Genre : Mimosa (761 espèces répertoriées)
Statut de conservation IUCN : Non évalué (données non disponibles)
Répartition géographique : Amérique centrale et Amérique du Sud (du sud du Mexique au Venezuela et nord-est du Brésil)
Altitude de développement : 100-1000 m au-dessus du niveau de la mer
Identifiant taxonomique NCBI : 138060
Code génétique : Code génétique standard (1), code génétique mitochondrial (1), code génétique plastidial (11)
Ressource : Global Biodiversity Information Facility – Fiche taxonomique (gbif.org)
Ressource : Catalogue of Life – Mimosa tenuiflora (catalogueoflife.org)
Ressource : NCBI Taxonomy Browser – Taxon 138060 (ncbi.nlm.nih.gov)
Ressource : Plants of the World Online – Kew Gardens (powo.science.kew.org)
Ressource : European Nucleotide Archive – Taxonomie (ebi.ac.uk)
Ressource : Integrated Taxonomic Information System (itis.gov)
Fabaceae, Mimosa, Fabales, Magnoliopsida, plantes vasculaires, taxonomie botanique, Amérique latine, jurema, tepescohuite, mycorhizes, symbiose fongique, Tapirus terrestris, champignons mycorhiziens, fixation azote
Entités nommées fréquentes : Mimosa, Fabacées, Acacia, Willdenow, Poiret, Amérique, Brésil, Amérique du Sud, Mexique, Fabales, Magnoliopsida.

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